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Mercredi 14 décembre 2016

Incontournables


Les temps sont durs pour l’agriculture, mais les coopératives ne s’en sortent pas si mal. Les résultats annuels de nombreuses coopératives publiés ces jours derniers sont là pour le prouver. Toutes ou presque ont insisté sur la résilience du modèle coopératif, dans un contexte de plus en plus compliqué, entre une grande volatilité des matières premières au niveau mondial, une politique agricole commune qui a montré ses limites dans sa capacité à protéger les éleveurs, sans parler d’une concurrence exacerbée eu Europe et de la perte de compétitivité de la France sur certaines filières.

Et l’exercice en cours s’annonce déjà compliqué. Après la crise du lait, c’est au tour de la filière céréalière de souffrir. La crise des moissons après les conditions météorologiques catastrophiques du printemps dernier va peser sur les rendements.

Des aléas climatiques, comme la volatilité du prix des matières premières, contre lesquels on ne peut pas grand-chose, à moins d’être assuré et surtout bien assuré.

Constatant cette année une forte demande de soutien sur la gestion des risques de la part des adhérents à leur coopérative, Michel Prugue, président de Coop de France, estime que les coopératives ont une carte à jouer sur ce plan, soit en apportant des volumes aux assureurs, soit en inventant de nouveaux outils.

Conscientes de la position qu’elles occupent au sein du territoire, tant sur le plan économique que sociétal, mais aussi des limites de l’État, les coopératives agricoles veulent être force de proposition pour l’avenir. Le prochain occupant de l’Élysée serait bien avisé de s’appuyer sur ces dernières, qui, compte tenu de leur poids dans l’industrie agroalimentaire, sont incontournables.

Perrine Delfortrie